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BIOGRAPHIE Jowee Omicil

Let’s just basH! D’emblée, il place l’ambiance. « Positive stylée », comme on dit en Jamaïque. C’est donc ainsi qu’il a baptisé son nouveau disque, en référence aux « bash parties », les fêtes joyeuses outre-Atlantique, « rien à avoir avec l’expression « bâcher » en français. C’est plutôt tout le contraire : Il faut tourner le négatif en positif, comme le « bad » de Michael Jackson ! Il enchaîne par quelques bons mots en portugais, puis en espagnol, histoire de dire. Pas de doute, Jowee Omicil est à l’image de son nom : il ne ressemble à personne… Je suis né à Montréal le 1er décembre 1977… Sagittaire !, précise ce fan du zodiaque. C’est un signe, ça te donne les couleurs. Il va grandir dans la métropole bilingue, plutôt uptown, dans les quartiers métissés où il a déménagé suite à la mort de sa mère. Entre les communautés haïtienne et québécoise ; avec les premiers, il joue au soccer et avec les autres au hockey. Entre autres. À l’époque, la musique se résume à ce qu’écoute son père à la radio, les chanteurs de variété française ou en version locale. Avant qu’il ne découvre Run-D.M.C., LL Cool J, les Refugees par l’entremise de son demi-frère Pharell, plus âgé que lui. Le hip hop me faisait rêver ! C’était plus la même histoire, confie celui qui fut élevé par un paternel pasteur et professeur fondateur de la première église évangélique à Montréal. C’est d’ailleurs ainsi qu’il entre en musique, à défaut d’être dans les ordres. À quinze ans, quand son père veut former un orchestre pour l’église, il recrute parmi ses enfants. Son frère sera trompettiste et lui saxophoniste. Très tôt, il se fait l’oreille en écoutant les aînés. Les combos tutélaires de compas et de cadence qu’il entend dans les fêtes de la communauté : Nemours Jean-Baptiste, Shleu-Shleu, Tabou Combo, Zotobre, Super Channel 10… et Coupé Cloué, les maestros de la discipline du groove. Et puis bientôt tous les saxophonistes alto qui dominent le début des années quatre-vingt-dix : Steve Coleman, David Sanborn et Kenny Garrett dont il est devenu très proche. Un jour mon prof m’a dit que je n’avais encore rien écouté. Il m’a conseillé d’aller fouiller Charlie Parker. Ce sera la révélation. L’apprenti traque les pistes, en prend bonnes notes et les apprend par cœur. Corps et âme. Justement, l’autre rencontre décisive dans sa formation sera avec le plus soulful des parkériens, Ornette Coleman, que Jowee Omicil croise en 2008 lors du festival de jazz de Montréal. Je l’ai remercié pour ses mélodies, son blues. Il m’a donné à l’oreille son adresse et son téléphone ! J’ai attendu trois ans avant d’aller chez lui. Il m’a ouvert comme si c’était hier. Avec le maître de l’harmolodie, il échange des heures, sans jamais toucher l’instrument. Tout se passe entre les lignes, sans avoir besoin de joindre le geste à la parole… Chez lui, j’étais comme à la maison. Ornette est l’une des personnes les plus chaleureuses que j’ai rencontrées. Quelqu’un de libre, de très drôle. Il le reverra une semaine avant sa mort, en juin 2015. Entre-temps, Jowee Omicil apprend beaucoup. Tout d’abord sur les bancs du prestigieux Berkeley College of Music où il étudie de 1997 à 2001. Il s’installe ensuite pour de bon à New York, qu’il fréquente déjà. Dans La Mecque du jazz, il prend le temps et le soin de parfaire sa science du son en arpentant les clubs, en enseignant dans les charters schools, mais aussi en pratiquant dans la rue et dans le métro. Rien de tel pour contrôler l’énergie, le souffle, jouer avec les vibrations du monde alentour. Il garde une trace de cette époque avec un premier disque, Let’s Do This, qu’il enregistre sous son nom avec des camarades de promotion de Berkeley, comme le vibraphoniste Warren Wolf, mais aussi Harold Faustin, le guitariste haïtien mentor du vaudou jazz. Il est temps pour lui de partir en quête de ses racines et il s’installe en 2007 à Miami. J’ai pu rechercher mon groove dans le groove haïtien. Là-bas, la communauté est dense. C’est à une heure et demie de vol du pays. Ce sera Roots & Groove, un recueil où il reprend aussi Mesi Bon Dye, le classique de l’esthète compositeur haïtien Frantz Casseus, parmi des compositions de sa main. Cinq ans plus tard, en 2014, il clôt son triptyque initiatique avec Naked, qu’il dédie à son père, où il salue de nombreux mentors : il signe Prayer 4 Coltrane et revisite Footprints de Wayne Shorter, le gospel My Sheppard is a King, et même Kote Moun Yo un hymne haïtien. Il est l’heure pour lui de repartir ailleurs. Aujourd’hui, même s’il a encore un pied à Miami, c’est à Paris qu’il se retrouve, tel qu’en lui-même. Le boulimique de musiques doublé d’un insatiable voyageur y assouvit son appétit. Toutes les saveurs, tous les ingrédients se manifestent ici. Là, il trouve la matière première pour élaborer le total mix qu’il a en tête, sans perdre ce qui fonde son discours. Je viens de l’église. Au fond, le gospel est toujours présent. C’est encore le cas avec son nouvel album, son premier disque « international », où le storytelling mélodique demeure essentiel. Il faut raconter des histoires avec la musique. Sinon, ça sonne creux. La musique, je ne la fais pas pour moi, mais pour que les gens y trouvent un refuge, une échappatoire. Tous les jours, j’ai des sons dans ma tête mais il faut que je sache les partager. Pour brasser les idées qui habitent son esprit, la créolité reste le creuset. À ses côtés, il a ainsi convoqué un casting du genre extra-large : le Libérien Kona Kahsu (basse), le Guadeloupéen Jonathan Jurion (claviers), les Camerounais Jendah Manga (basse) et Conti Bilong (batterie), les Martiniquais Michel Alibo (basse), Emmanuel Bertholo Tilo (batterie), Justwody Cereyon (basse), le Guyanais Jean-Phi Dary (claviers), le Serbe Nenad Gajin (guitare), le Canadien Jeffrey Deen (percussions)… En attendant, le saxophoniste invite à un good trip, où l’on croise en chemin La bohème d’Aznavour transfigurée et l’esprit du Cap-Verdien Luis Morais, l’âme de La Nouvelle-Orléans et un hommage masqué à Tinariwen, un titre en clin d’œil à Jay Z, d’autres plus proches de la musique indienne… On franchit même Le pont d’Avignon en mode afropop. Il y danse, comme ailleurs il peut jouer sur le ton de la confidence, comme lorsqu’il conclue le thème sobrement dédié à son ami Roy (Hargrove) au cornet ! J’ai toujours voulu jouer de la trompette. Je m’y suis mis sérieusement il y a deux ans, avec une pocket trumpet à la Don Cherry. C’est plus viscéral que le saxophone. Il faut savoir chanter avant même de placer les doigtés, insiste celui qui peut aussi bien se mettre derrière le micro, comme bon lui chante. Ailleurs, il salue Miles, en mode sourdine, et plus loin il enfourche la clarinette, dans un style à l’ancienne. L’album est un voyage multidirectionnel, notamment dans des pays que j’ai déjà foulés, et d’autres imaginaires. Il y a une telle diversité de sons dans ma musique que c’est comme cela que je voulais la présenter, à l’occasion de mon premier disque produit par une grande maison de disques. Le voyage, c’est fondamental. Qu’un auditeur ferme les yeux, boucle la ceinture de son siège, et parte ailleurs, c’est déjà réussi. Pour moi, c’est ça la musique, rien de compliqué : tu kiffes ou pas ! So let’s go, let’s basH…


 

BIOGRAPHIE Beth Hart

Beth Hart is on fire. Right now, the Grammy-nominated singer/songwriter is riding a creative tidal wave, firing out acclaimed albums, hooking up with the biggest names in music and rocking the house each night with that celebrated burnt-honey voice. In 2016, the headline news is Beth’s latest album, Fire On The Floor (out 14 October 2016 (Europe / Australia / New Zealand) and 3 February 2017 (US / Canada) on Provogue/Mascot Label Group): a release that even this fiercely self-critical artist describes as “pretty frickin’ good”. But let’s not forget the backstory that brought her here…

The Blues Magazine once dubbed Beth Hart “the ultimate female rock star”, and there’s no doubt that her two-decade career is the ultimate thrill-ride. Born in Los Angeles, she released a fistful of hit albums through the ’90s, then reignited in the post-millennium as both a solo artist and the head-turning vocalist for guitar heroes like Joe Bonamassa, Jeff Beck, Buddy Guy and Slash. “Extraordinary,” wrote The Times of her once-a-generation voicebox, while The Guardian praised her “daring, brooding and angry” performances. It’s no wonder she’s been nominated for three Blues Music Awards.

But it’s in recent times that Beth has truly blossomed. In April 2015, she released Better Than Home: a critical and commercial smash that topped the iTunes Blues Chart and was crowned #4 Best Blues Album Of The Year by Mojo magazine. The release led her to fill Amsterdam’s Heineken Music Hall with 5,500 fans (her largest club show to date). “Oh, that was so good, man,” she reflects. “I love Holland. They’ve been really good to me.”

The US has embraced her, too, packing ever-larger venues in major cities on the Better Than Home tour – including Nashville’s iconic Ryman Auditorium – and receiving a nomination from the American Blues Foundation in the category of Contemporary Blues Female Artist. “It’s unbelievable,” she admits. “This last tour, we were playing much bigger houses than I’d ever played in the States – and they were sold-out.” Meanwhile, on the other side of the pond, Beth’s rocketing UK profile has never been higher. Recent years have seen auspicious headline sets at the Royal Albert Hall and the Barbican (not to mention the historic Hampton Court Palace with Joe Bonamassa), and in December 2015, she chalked up another first with a spot on Jools Holland’s legendary annual Hootenanny.

Bringing in the New Year with a soulful take on Tell Her You Belong To Me and Nutbush City Limits alongside long-time collaborator Jeff Beck, it spoke volumes that the pair’s performance rapidly became the Hootenanny’s most-watched clip on the BBC’s official YouTube channel (even overtaking heavyweights like Tom Jones and Paul Weller). “Every time Jeff performs, he just kills it,” gushes Beth, who also joins the veteran guitarist for her first-ever appearance at the Hollywood Bowl this year. “To me, he’s the greatest ever.”

Just as memorable, also last December, was Beth’s first solo gig at London’s Union Chapel (subsequently voted by fans as the venue’s gig of the year). “It was the most terrifying experience of my entire life,” she admits. “I got up there and I was so frickin’ scared. But then, halfway through the show, I just started to enjoy it. By the end, I felt so connected to the audience, and I really felt like they did that show with me. It was like we were all the band.”

Fire On The Floor is sure to build on her breakneck momentum. The record gave her an emotional release following the bitter-sweet sessions for Better Than Home. Fire On The Floor is the album that Beth Hart needed to make. Likewise, it’s a record that you need to hear. “I’m so pleased with it,” she concludes. “I recently had to organise the sequence of the record, and while I was doing that, I was thinking to myself, ‘Y’know, this is pretty frickin’ good…!’”

Beth Hart is going on an extensive tour that will pack houses all over the world. Time and time again Beth has sold out venues in cities as New York, Los Angeles, London, Paris, Berlin, Milan, Amsterdam, Copenhagen, Helsinki, Tbilisi, Sydney and Melbourne.

But maybe her greatest live performance to date was seen by millions of television viewers, when her tribute to Buddy Guy on the Kennedy Center Honors Special received one of the only 2 standing ovations of the evening, led by President Barack Obama and his wife, Michelle.

Every live performance gets a standing ovation, because no one knows how to rock the house better than Beth Hart. When she sings clocks stop, hearts dance and neck-hair tingles…it’s that compelling!

 

 

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